Ojos de Caburgua

Los Ojos de Caburgua en VTT

Notre première journée à Pucòn a commencé tardivement, on a préféré dormir plutôt que de mettre le réveil. Du coup, la journée était déjà bien entamée quand on a choisi notre première activité.

On a opté pour une (longue) balade en VTT. Elle est conseillée dans tous les guides et est soit-disant accessible à tous.
Je ne vais pas dire que c’est infaisable mais les distances annoncées ne sont jamais les bonnes… D’ailleurs c’est quelque chose d’assez courant au Chili, tout le monde vous annonce 4 kilomètres mais en réalité, il faut ajouter 3 bornes de plus pour obtenir le bon compte. La boucle que nous avons réalisé devait faire environ 40 à 45 kilomètres.

Rivière Pucon

Nous avons réalisé la boucle reliant Pucòn aux Ojos de Caburgua, site dont je vous parlerai plus bas.
Louer des vélos à Pucòn est d’une grande simplicité, il y a des loueurs à tous les coins de rues. On s’en est sorti pour 8,000 pesos par vélo, il s’agissait de VTT en très bon état.

Réaliser la boucle en vélo est une autre paire de manches. Il faudra dans un premier temps trouver la route qui vous y mènera. Et autant les plans semblent bien réalisés mais la réalité du terrain est tout autre. C’est simple, il n’y a aucune indication vis-à-vis de ce parcours VTT annoncé par et dans tous les guides touristiques. On a perdu une bonne demi heure à chercher le premier chemin.
Attention si vous vous avisez à demander aux locaux, attendez-vous à des réponses très diverses et variées. Chaque chilien nous a annoncé un trajet différent, ce qui nous a valu une bonne succession d’allers-retours. Le Chili a encore quelque progrès en matière d’indications touristiques 😉

Autre déconvenue, la route enfin le chemin de terre qui est tout de même très emprunté par des voitures et des bus. Ces véhicules laissent à chaque passage un nuage de terre, pas franchement très agréable… Et tout le monde roule a vive allure sur ce chemin, mieux vaut être sur le côté.

La boucle se termine par la route reliant Los Ojos de Caburgua à Pucòn. Fini la terre qui vole, welcome les aléas de la route. J’avoue que ça reste assez dangereux, il faut rouler au bord de la route et parfois les véhicules vous frôlent (surtout les bus qui ne prennent pas la peine de se déporter d’un centimètre). J’ai failli finir dans le fossé lorsqu’une voiture a doublé le bus qui lui même me dépassait. Autre facteur rendant le parcours compliqué : le vent. Et oui, pas facile de rouler avec un bon vent de face sur 15km. Mais ce facteur là est complètement aléatoire, avec un peu de chance vous l’aurez dans le dos.

Si vous en avez le courage, il est possible de poursuivre la visite en direction du lac de Caburgua et ses plages de sable blanc et noir.

Le tracé du parcours avec en bleu foncé la traditionnelle boucle pour rejoindre Los Ojos de Caburgua et en bleu clair le trajet supplémentaire pour rejoindre le lac de Caburgua.

Los Ojos de Caburgua

C’est une rivière souterraine qui prend sa source dans le lac du même nom situé en amont et accessible lui aussi en VTT. La rivière ressort en ce lieu et forme une sorte de puit naturel au milieu de la forêt. L’eau est d’une couleur bleu-vert limpide et cristalline. La baignade est interdite et en même temps à 7 degrés, je ne suis pas sûre d’avoir envie de m’y tremper.
Il faut payer un droit d’entrée, il est fonction de votre moyen de locomotion. Enfin c’est l’impression qu’on en a eu, car on a payé moins cher que le prix annoncé, tout en buvant un coup…

Ojos de Caburgua

Conclusion, si vous espérez passer une journée tranquille sur un VTT, passez votre chemin… Le chemin monte, descend, monte, descend sur de longs kilomètres. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec ce parcours en vélo, y a une solution plus facile pour aller aux Ojos de Caburgua : le bus.