La région des grands lacs

N’ayant pas de longs mois pour découvrir le Chili, il a fallu faire un choix parmi les différentes régions qui le composent.

La grandeur longueur du pays oblige à sélectionner des destinations précises ; il faut plus de 12 heures de bus pour rallier Santiago à Temuco, sachant que Santiago est au milieu du Chili et Temuco presque au Sud du pays.

On a donc décidé de se diriger vers la région des lacs connue pour ses activités de plein air : VTT, kayak, randonnées, rafting, escalade, etc.

On est monté dans un bus pour rejoindre cette nouvelle destination et bien entendu on est arrivés de nuit. Par habitude, je sais très bien qu’en arrivant de nuit, on ne sait jamais où l’on va se retrouver et comme je ne réserve jamais un hôtel avant de l’avoir vu… C’est à chaque fois la surprise ! Ce coup-ci encore, ça n’a pas loupé ; en descendant du bus, on a été accosté par 2 jeunes femmes cherchant à louer leurs chalets.

Habitude asiatique oblige, je suis toujours méfiante par ces drôles de rabatteurs, rabatteuses dans ce cas. Il se trouve qu’en général au Chili, on peut leur faire confiance… Après plusieurs jours de voyages, je n’ai pas vu beaucoup de malhonnêteté. On est bien loin des nombreuses escroqueries qui pourrissent le tourisme asiatique (quoique ça m’a toujours fait sourire de les voir faire et j’avais fini par apprécier ce lot d’embûches à éviter).
Vraiment au Chili, les prix annoncés sont les bons, les taxis n’ont pas de faux compteurs et il n’y a pas 1000 personnes qui essayent de vous vendre tout et n’importe quoi à des prix exorbitants !!

Le chalet des 2 jeunes femmes était en excellent état. Un petit baraquement de 3 chambres avec cuisine, barbecue, eau chaude et même le wifi. C’est pas le lieu le plus propre que j’ai pu voir mais ça reste très correct. Il nous aura fallu lâcher 10€ par nuit par personne pour y rester.

Pour information, nous y étions en décembre, c’est juste avant la pleine saison estivale. Du coup, les tarifs des logements sont bas et intéressants. Si jamais vous débarquez dans la région en plein mois de janvier et février, oubliez Pucón qui grouille de monde et où le prix des logements locatifs explosent. Dirigez-vous vers Villarica ou un autre village aux alentours, les prix y seront plus intéressants.

La ville de Pucón se trouve au bord du lac Villarica et est surplombée par le volcan du même nom. Haut de 2847 mètres, le volcan de Villarica est en activité et reste l’un des plus dangereux du Chili. Sa dernière éruption date de 1971. Il crache quotidiennement des fumées toxiques, des cendres et parfois la lave remonte et apparaît au sommet du cratère.

Comme tous les volcans en état d’activité, il est étroitement surveillé. La ville de Pucón a donc appris à vivre avec les dangers du volcan. Elle est équipée d’un système d’alerte informant quotidiennement l’état d’activité du volcan. Une sirène sonne chaque jour à la même heure et un feu tricolore est présent dans la ville, il indique les risques : vert – tout est normal, orange – le volcan a eu une augmentation d’activité, rouge – attention va falloir filer !
D’ailleurs dans les rues de la ville sont indiquées sur des panneaux les voies d’évacuation à emprunter en cas d’alerte. On a loupé à quelques jours près les exercices d’évacuation de la population. En effet, on a croisé dans la rue des affiches présentant ces exercices d’alerte obligatoires.