La cuisine balinaise

Un petit article pour vous parler de la cuisine balinaise et indonésienne telle que j’ai pu la découvrir à Bali et Lombok.
Bien entendu comme très souvent en Asie, le riz est l’aliment le plus présent. C’est aliment de base à Bali comme à Lombok, la plupart des plats utilisent ce met. Il est servi nature ou frit, et sert de base à la préparation de base des autres accompagnements.

Le premier plat, et celui qui se mange à toute heure, est le Nasi Campur. Un plat de riz cuit à la vapeur accompagné de différentes éléments (légumes, viande, poisson, krupuk, soja, tofu, etc.). Vous en trouverez partout ! Il n’y a pas de recette établie, chaque warung possède sa propre version. Un warung est un petit restaurant donnant sur la rue.
Mie GorengIl y a ensuite le Nasi Goreng, un plat de riz frit accompagné de légumes et de viande (ou de poisson), avec des krupuk (crackers/chips) surplombé d’un œuf au plat. Il existe aussi la même chose mais avec des nouilles : le Mie Goreng. Ils coûtent dans les 1,5 euros.

Y a aussi les Sake, ce sont des brochettes de poulet accompagnées d’une sauce brune sucrée. Quand on passe à côté d’un stand qui vend ce type de brochettes, ça sent drôlement bon, on a envie d’en manger quelques-unes. Bien sur c’est toujours épicé, mais pour les tamuSauce qui pique, ils font en sorte de ne pas mettre trop d’épice. D’ailleurs quand je vois le tube de piment, je pense à Raphy et Ross qui font toujours des concours idiots de sauce piquante… Y a du choix ici en sauce piquante, messieurs !

On trouve abondamment du poisson et si vous êtes en bord de mer, la plupart des warung proposent du poisson grillé. Le choix des poissons dépendent de l’arrivage et le prix dépend de la taille du poisson choisi. Comptez entre 30 000 et 40 000 Rp, soit dans les 3 euros.

J’ai goûté à plein d’autres choses mais je ne me rappelle pas des noms…

Pour le petit déjeuner, si vous êtes dans une auberge ou un hôtel, la plupart se sont mis à l’heure européenne et proposent des toasts, omelettes ou salades de fruits frais. Mais le vraie petit déjeuner balinais est simple : Jaja et Kelokonun café et quelques biscuits. J’y ai activement goûté à Amed, mon café était accompagné de jaja (pâtisseries colorées, des bananes frites, des biscuits sucrés) et de kelopon (des gâteaux de riz sucrés emballés dans des feuilles de bananier). Ils s’adaptent au fonctionnement des touristes mais c’est assez marrant car très souvent, on commande quelque chose en se fiant au nom européen et au final on a quelque chose qui n’a rien à voir. Par exemple, ils proposent parfois des pancakes aux fruits, pour moi un pancake c’est la grosse crêpe américaine. Et bien parfois, tu as une crêpe française avec des fruits dedans et parfois c’est plutôt une grosse galette de 4 cm d’épaisseur… Bon ça reste dans l’idée même du pancake mais ça n’a jamais la même allure.

Je vous conseille vivement de profiter des fruits frais et de déguster les jus de fruits frais. Vous pourrez goûter au jus de banane, d’ananas, de mangues, de pastèque, d’orange, de citron, etc. pour environ 1 €. Il y a aussi le jus de noix de coco, vous le dégusterez directement dans la noix de coco qui sera ensuite ouverte pour manger la coco (20 000 Rp).

Il y a la bière nationale indonésienne : la Bintang. Une bière blonde sans plus, c’est un peu la Kronenbourg de chez nous. Vous pourrez trouver du vin balinais car on en produit dans le Nord de Bali, mais bien entendu tout met rare a un coût excessif. D’ailleurs, j’ai scruté à plusieurs reprises les cartes de vin des restaurants (du moins, les restaurants qui en proposent car ils ne sont pas nombreux), tout comme j’ai fouiné dans le rayon des supermarchés locaux. Je n’y ai vu que peu de vins français, dont quelques pays d’Oc et bordeaux. Le marché est largement dominé par le vin australien. Ne riez pas mais les vins languedociens étaient les bouteilles les moins chères.

Vous devez goûter à l’alcool local l’arak qui est un vin de riz fermenté. Personnellement, je ne suis pas fan de ce type de truc, c’est fort et ça n’a rien d’exceptionnel ! C’est fort mais bien moins que certaines de nos eaux de vie, pas vrai Vinz ou Zen !

Les balinais mangent avec les doigts, ils n’utilisent que leur main droite. Les couverts sont peu utilisés, le couteau n’existe pas. Ils se servent de la cuillère et parfois de la fourchette, mais c’est plus rare.
Une petite chose qui me fait rire, c’est le marchand de glaces. Dans certaines parties de l’île notamment dans la partie Nord, les balinais ont moins de moyen et beaucoup d’entre eux n’ont pas de réfrigérateur. Impossible de garder au frais la nourriture et encore moins de la congeler. Si vous n’avez pas de congélateur, comment profitez d’une glace ?! Il vous faut écouter le bruit ambiant et peut-être entendrez vous une vieille sonnerie 8 bits de Frères Jacques, de la Claire fontaine ou autres chansonnettes ! Cela signifie que le marchand de glaces arrive ! Il débarque sur son scooter avec sa glacière accrochée à l’arrière et vend des glaces. Il doit détester ces sonneries horribles qu’il n’éteint jamais et qui accompagnent sa journée !

Autre chose, les balinais n’ont pas d’heure pour manger ! Ils mangent quand ils en ont envie, s’ils ont un petit creux, ils s’achètent un petit quelque chose. C’était pareil en Malaisie. Tout comme dans une famille, ils ne mangent jamais en même temps. Celui qui a faim va se chercher à manger et mange quand bon lui semble. Ils ne s’attablent jamais, d’ailleurs ils n’ont pas vraiment de table… La table, c’est juste dans les restaurants ou les warung mais pas dans les maisons.
Dernière chose, j’espère que vous aimez épicé car eux ils adorent ! Donc si vous craignez, il suffit de le préciser au moment de la commande. Là encore, lorsqu’ils voient un tamu, ils mettent peu d’épices dans le plat.