Padangbai

Un stop à Padangbai qui est la ville où arrive les ferries en provenance de Lombok. J’ai donc quitté Mataram en prenant le ferry qui quittait Lombok pour Bali.

DSC_1747Encore un trajet un peu épique car en Asie où que tu ailles, tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber. J’arrive donc à l’entrée du port pour trouver le ferry qui doit m’amener à Bali. Là bien entendu, tu te fais toujours accoster par des rabatteurs, qui disent toujours : « Good Price, Good Price ! ».
Je passe mon chemin comme d’habitude, mais y en a un qui me suis et qui insiste longuement. Il me propose de m’amener avec son scooter jusqu’au point d’achat des tickets. Je lui demande si c’est gratuit, il me dit que oui. Y a quand même un bon kilomètre à marcher avec mes sacs sur le dos, je me dis que je pourrais m’extirper s’il veut me fourguer un ticket plus cher.
Il me dépose à l’entrée de l’embarquement du ferry et me dit qu’il faut attendre que l’embarquement commence. Ok, je pose mes sacs et j’attends. Quand les flics lèvent la barrière, il me dit « Come come », euh … mais comment j’ai pas de ticket mon gars ! « No problem, no problem, pas besoin de ticket », hein mais c’est quoi ce truc encore !
Le flic me fait signe et je passe sans ticket, bon je me dis, y a bien un moment où il faudra payer. Je laisse le jeune continuer sa route et j’interpelle une indonésienne dans la file en lui demandant combien elle a payé pour son ticket. 36 000 Rp, ok c’est le prix officiel du ticket et c’est ce que m’a demandé le jeune. Devant le ferry, il me dit : « Payer, payer », non non non, tu vas pas me la faire à moi, je lui dis que je ne paierai qu’une fois installée sur le ferry. Ça n’a pas l’air de le vexer, du coup en attendant on discute de l’Europe, de l’Indonésie, des voyages… Je réponds à ses questions et en même temps, je réfléchis à cette manoeuvre de me faire entrer sans ticket sur le ferry. Et là je comprends qu’en fait, le but du jeune n’est pas de m’escroquer mais d’escroquer la compagnie de ferry. Il corrompt la police, doit certainement lui donner un billet et en retour le flic ne contrôle pas ses invités. Donc je lui dis, mais en fait tu corromps la police, il rigole, il me dit oui oui !
Bon, je me retrouve dans la corruption locale, au final je monte dans le ferry et ayant sympathisé le jeune ne me fera payer que la moitié du prix officiel du billet. Bref, attention à Lempar, à la corruption !
Ça ne m’a pas porté préjudice car à aucun moment, on ne contrôle les billets ! Mais j’ai activement participé à la corruption indonésienne…

Le ferry, aaaaah, un vrai truc local. Un grand bateau mal entretenu, où tout le monde dort n’importe où ! C’est un bordel ambulant là dedans. Des dizaines de marchands se promènent et essayent de te vendre des fruits, des chips, des soupes de nouilles, des bouteilles d’eau, des vêtements… Ça grouille dans tous les sens jusqu’au départ !
Quand le ferry entame sa longue traversée (4h), tout le monde se pose et dort. Tu peux même emprunter des matelas que tu poses par terre pour roupiller. Je me suis contentée de la malle à gilets de sauvetage, pas vraiment confortable mais ça m’a suffit pour faire une petite sieste.

À la descente du ferry, tout le monde se rue sur son scooter pour descendre en premier. On est loin de la file d’attente des bus montréalais lol. Sachant que je voulais organiser mon voyage, j’avais prévu de rester 2 jours sur place. Je me suis (encore) fait accoster par un rabatteur qui me proposait une chambre à 100 000 Rp avec le petit déjeuner inclus, ça fait 8 euro. C’est un hôtel conseillé par mon guide touristique, donc je le suis et vais voir l’état des chambres. Tout est propre, y a pas mal de voyageurs. J’ai signé pour 2 nuits au Kerenn Inn. Ce qui m’a décidé, c’est l’accès wifi car j’avais pas mal d’emails en attente.

La découverte de Padangbai est rapide, c’est pas bien grand ! Première chose, trouver le Post office pour savoir s’il possède un Western Union. Cool y en a un, je vais donc pouvoir récupérer un peu de liquide. Et ensuite, j’ai marché dans les rues en me dirigeant vers une plage appelée le Blue Lagoon. Je ne savais pas trop à quelle distance c’était ! J’ai donc demandé à un jeune qui louait des masques, il m’a gentiment proposé de m’amener jusqu’aux temples situés en haut de la colline et m’a ensuite indiqué le chemin pour rejoindre le Blue Lagoon.
J’ai passé un temps fou dans ces 4 temples, surtout dans celui qui surplombe la mer à faire des tas de photos. Il s’agit de Pura Payango, un tout petit temple mais il surplombe la mer, du coup la vue est splendide.

PadangbaiUne fois, ma session photo terminée, direction le Blue Lagoon, il s’agit d’une petite crique avec une petite plage reconnue pour son spot de snorkeling. C’est un bon spot pour découvrir de bonnes variétés de poissons et le courant n’est pas trop fort.

Pas de cliché, Internet a Bali, c’est vraiment aléatoire. Je crois que ma connexion actuelle est la plus lente que j’ai eu.

[EDIT] Enfin quelques photos.