Vis ma vie sans CB

Gros bordel en Indonésie ! Je suis coincée et impossible de bouger réellement. Sans CB, difficile d’envisager quoique ce soit. J’ai quitté les Gili Islands car mon budget se restreint chaque jour sans CB et je dois penser à l’avance transport, nourriture et logement. Or sur les Gili Islands, impossible d’avoir accès à un Western Union pour envoyer de l’argent, on ne trouve que des ATM (distributeur de billet). Je ne pouvais pas prendre le risque de me retrouver coincée sur les Gili sans savoir comment obtenir quelques billets.
Le bateau pour Bali était un peu cher, j’ai donc opté pour un bateau vers Lombok, 10 000 RP soit moins d’1 euro. Je me suis dirigée vers la plus grande ville : Mataram, en espérant pouvoir transférer de l’argent. Je pensais pouvoir le faire moi-même en utilisant le service de carte bleue à usage unique de ma banque, mais impossible de le faire. Un, parce que la connexion Internet sur Lombok est trop lente et les requêtes plantent les unes à la suite des autres. Et deux, parce que ma conne de banque a choisi la maxi sécurité à cause de l’utilisation frauduleuse de ma CB et ils ont modifié l’accès et les paramètres de mon compte Web… Très intelligent de leur part, je ne peux même plus voir mon compte en banque !! (ceci est maintenant réglé car Eva m’a envoyé les mots de passe qu’il fallait. Merci Pegguy !).

Je ne sais pas trop comment faire, ma banque annonce un total de 10 jours avant de recevoir la nouvelle CB et l’envoi via la Poste ajoute un transport de 8 jours. Il faut aussi la faire envoyer dans un endroit sur de l’Indonésie et je n’ai pas trop confiance en la Poste Indonésienne. Vu le temps qui passe, j’ai peur que mon visa soit expiré avant que la CB arrive à Bali. Ça, c’est ma première galère. La deuxième, c’est que je dois subvenir à mes besoins sans CB, alors y a bien la Western Union et ma maman m’a envoyé un premier transfert d’argent, sauf qu’on ne trouve pas des Western Union partout en Indonésie et sur Lombok, il n’y en a que très peu. Rester sur Lombok n’est donc pas une bonne idée, il me faut quitter cette île et retourner sur Bali. De toute façon, je voulais absolument faire le trek du Gununh Rinjani sauf qu’avec le mauvais temps, les randonnées sont fermées… Et les guides ne savent pas quand le parc les ré autorisera. Donc pas grand intérêt à rester sur Lombok, je vais embarquer dans un ferry à Lempar pour rejoindre Padangbai à Bali.

Mais bon revenons au début de l’article, je quitte donc les Gili Islands ! J’ai embarqué sur cette barque qui m’a amené à Bangsal sur Lombok. C’est le port de Lombok où te déposent les bateaux au retour des Gili. Des dizaines de rabatteurs se sont jetés sur moi pour me proposer un logement ou un transport. Le Lonely Planet disait qu’ils étaient pénibles, c’est le cas de le dire. J’ai dit non et me suis posée sur des marches et j’ai discuté avec un couple d’indonésiens qui allaient à Mataram. Cool, ça tombe bien, je voulais aller là. J’ai donc embarqué dans leur voiture, ils ont été extras ! C’est une superbe rencontre, et pour les remercier, j’ai promis de leur envoyer du chocolat en rentrant en France. Il sera tout fondu, mais ils n’en trouvent pas ici et puis c’est pas grand chose. On s’est arrêtés plusieurs fois pour prendre des clichés, on a rencontré un Suisse qui fait le tour du monde en moto, déjà 2 ans qu’il est sur les routes.

Être seule à Mataram n’aurait pas été sympathique, c’est une ville triste ! Ce couple d’indonésiens m’a transporté pendant 2 jours, ils m’ont invité à dîner pour que je découvre la cuisine indonésienne. J’ai goûté à des tas de fruits dont le salak qui ressemble à des écailles de poisson, les crackers de riz dit krupuk, le marbatang une sorte de grosse crêpe à la farine de riz avec du chocolat et des noisettes dessus… Je n’en pouvais plus, mon ventre allait exploser ! J’ai même eu droit à un cadeau : un vêtement traditionnel appelé le Bintang. C’est … immonde, pire que la chemise de Poko (une référence en la matière lol) et je suis sure que si Popo et Clém voit ça dans mon armoire, elles le mettront direct dans la poubelle !! Mais c’est le geste qui compte et j’ai eu beau dire que je n’en avais pas besoin, y a rien eu à faire.
Ils m’ont aussi embarqué sur un circuit de moto, car le mari gère le marketing d’une marque d’huile de moteur pour moto. J’ai eu droit à un accès sur la piste pour faire des photos. Dommage, j’avais pas vraiment avec moi le matos qu’il fallait, j’ai laissé le bon objectif à la maison. Mais ce fût un régal jusqu’à ce que la pluie tombe à gros seau, là il a fallu ranger l’appareil !