Vientiane, une paisible capitale

Vientiane, la capitale du Laos, mais lorsqu’on s’y trouve, on se demande bien en quoi elle est une capitale !! Vientiane est certainement la capitale mondiale la plus silencieuse et tranquille du monde…
Personne ne vous saute dessus pour vous vendre une visite en tuk-tuk, pas un seul building à la ronde, pas de bars ultra bruyants à tout coin de rue…
En se promenant, on découvre une ville qui vit à son rythme, et on est vraiment loin de l’animation d’Hanoi, de Bangkok ou de Phnom Penh. À Vientiane, les rues sont désertes, on croise quelques touristes qui se promènent mais pas de va-et-vient incessant des locaux.

En revanche, lorsqu’on arrive à Vientiane par la route du sud, on est surpris par le stade flambant neuf et la piscine olympique situés à l’entrée de la ville ! Mais qu’est-ce que ces infrastructures foutent là ? Dans un pays qui n’a rien, qui peine à construire des écoles et des hôpitaux… La réponse est finalement évidente, la construction n’est pas financée par les laotiens. Non, ce sont les chinois qui construisent de beaux stades et qui en échange se servent dans les réserves naturelles du pays : des tonnes de riz ou de l’électricité contre un stade et une piscine !!!

Le Laos m’apparaît comme un pays figé dans le temps. Ils essayent d’avancer mais ne le peuvent pas ou ne savent pas quelle direction choisir.

Le pays est indépendant depuis la fin de la guerre du Vietnam, ce sont les communistes qui prirent les rênes du pays comme cela fût le cas au Vietnam et au Cambodge. Mais les 3 pays ont eu un destin complètement différent…
Au moment du cessez-le-feu, les opposants politiques et autres personnalités durent s’exiler pour éviter le camp de redressement. Ils immigrèrent en Thaïlande, en France, au Canada ou encore aux États-Unis. Ce cessez-le-feu permit l’instauration d’un gouvernement d’unité nationale, comprenez de plusieurs partis réunis pour le bien du Laos. Mais en l’espace de quelques mois, les ministres non communistes furent pousser vers la sortie et le Parti Révolutionnaire du Peuple Lao prit la totalité du pouvoir ! Le gouvernement choisit la même voie qu’au Cambodge, un pays pro-communiste (collectivisation des campagnes, appauvrissement de la population, répression de la religion, suppression des opposants, etc.) mais sans le massacre/génocide des laotiens (cf. le génocide des cambodgiens).

Depuis le Laos est toujours dans cette même situation politique même si elle est devenue plus mesurée. On trouve des non-communistes au gouvernement mais ils doivent valider les décisions du parti communiste. Il est d’ailleurs le parti unique du pays.
On voit des drapeaux communistes au côté des drapeaux laotiens mais on est bien loin de la ferveur vietnamienne. Ici, j’ai plutôt l’impression que le drapeau est là car il se doit d’y être.
Apparemment, la principale peur du pays est l’envahissement culturel thaïlandais et chinois. La Thaïlande est bien plus développée et émet ses émissions télé et radios musicales chez les pays voisins. Ils craignent la perte de leur culture au profit de la culture thaïlandaise. Cette crainte était aussi présente au Cambodge mais elle est bien plus forte au Laos car le thaï et le lao sont 2 langues qui se ressemblent énormément. Ils essayent de proposer des émissions en laotien mais ils n’ont pas les moyens pour les réaliser et les produire… Leur TV nationale est d’une tristesse et je comprends que les jeunes préfèrent regarder les chaînes thaïlandaise !

Je reviens sur Vientiane où j’ai passé une seule journée… En fait, il n’y a pas grand chose à voir : des temples et encore des temples. Sauf que voir des temples, j’ai ai un peu marre, en 6 mois j’en ai vu un paquet ! Et c’est un peu comme si vous visitiez toutes les églises de France… Ça devient barbant à force ! J’ai marché dans la ville toute la journée, j’ai retrouvé Tim rencontré sur les 4000 îles et Becca du moto trip autour du plateau des Bolovens.

Juste 3 photos, y avait rien à voir à part le petit arc de triomphe appelé Patuxay !

Prochaine destination : Vang Vieng