La DMZ

La DMZ ou zone démilitarisée, n’est pas ici un espace de protection réseau entre votre ordinateur et les réseaux externes… Pour ceux qui suivent tant mieux, pour les SRZiens perdus « fallait écouter les cours de Papal les enfants », pour les autres ne cherchez pas, c’est encore un truc de geek.

Sinon, la DMZ au Vietnam fût cette zone de séparation entre le Nord et le Sud. Une zone frontalière séparant 2 états distincts, vous pouvez l’imaginer en pensant à celle qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud. La DMZ a été au centre de nombreux combats pendant la guerre du Vietnam.

IMG_1207Notamment la base de Khe Sanh qui a d’une certaine manière coûté la victoire aux américains. En 1968, la base américaine de Khe Sanh comptait des milliers de soldats. Elle fût assiégée par les vietcongs pendant 17 jours. Sans chars ni avions, les vietcongs ont assailli Khe Sanh au prix d’énormes pertes humaines mais ils ont réussi à faire fuir les américains. Ces derniers avaient protégé leur base avec une sorte de ligne Maginot composée de barbelés et de mines. Mais les vietcongs ont contourné cette barrière. Le lieu fût un enfer pour tous les soldats, les bombardements incessants avaient ravagé le paysage. Cette attaque des vietcongs était une diversion afin de détourner l’attention des américains en vue de la bataille du Têt qui permis aux vietnamiens de récupérer Saigon et ainsi d’obtenir leur indépendance.

Aujourd’hui, il n’y a presque plus de traces de la guerre sur ce lieu. Un musée a été construit en souvenir de la bataille. On peut apercevoir les restes de la piste d’aviation. Finalement, pour bien comprendre le carnage que fût cette bataille, il faut lire les messages des anciens GI laissés sur le livre d’or. Là on saisit l’importance du lieu…
La base de Khe Sang avait aussi pour mission de couper la piste Hô Chi Minh. C’était une route (imaginaire mais ayant un véritable tracé, inconnu des américains) empruntée par les vietcongs pour rallier le Nord au Sud. Ils transportaient pendant des semaines les ravitaillement d’armes nécessaires aux vietcongs du Sud qui résistaient face à l’envahisseur américain et aux « traitres » vietnamiens du Sud.

Nous avons aussi vu différents lieux importants : des ponts et autres montagnes qui firent l’objet de batailles.

Tunnels de Vinh MôcLa visite s’est conclue par la découverte des tunnels de Vinh Môc. Ce village joua un rôle essentiel pendant le conflit car il se situait exactement sur le 17ème parallèle marquant la frontière entre le Nord et le Sud du Vietnam.
À l’origine les tunnels ont été construits par les villageois pour se protéger des bombardements. Le système était tellement ingénieux que les vietcongs ont encouragé les villageois à utiliser leurs réseaux de tunnels pour acheminer des vivres et des armes. Ces tunnels souterrains creusés à l’aide de simples pelles permettent de rejoindre des dizaines de villages aux alentours sans sortir à l’air libre. Ils sont répartis sur 3 niveaux allant de 12 à 18m de profondeur et s’étendent sur des dizaines de kilomètres.

Lorsque les américains ont découvert ce système de réseaux souterrains, ils ont lancé des bombes perforantes. Celles qui peuvent exploser sous terre. Une seule d’entre d’elles toucha un tunnel, elle creusa un trou (encore visible aujourd’hui) de plusieurs mètres qui finalement servit d’aération aux tunnels ! À l’intérieur des tunnels, on trouve des micros chambres de 4m2 dans lesquelles s’entassaient des familles de 4 personnes, des recoins pour cuisiner, d’autres prévus pour des réunions, des infirmeries, des puits…

DMZ VietnamPour rejoindre les tunnels de Vinh Môc, on longe la mer sur de longs kilomètres. La plage paraît belle mais si on fait attention, on s’apercoit que le bord de la route est jonché par des dizaines de trous d’obus. Un trou d’obus équivaut à une sorte de gros trou de quelques mètres de profondeur, entouré d’arbres. En fait, c’est un gros trou au milieu d’une forêt !

La visite fût passionnante car nous avions un guide qui a connu la guerre étant enfant. Il ne vivait pas sur place mais avait ses petits souvenirs. Il nous a raconté comment avec ses copains, il trouvait des opus qui n’avaient pas explosé en marchant dans la forêt…